Trois ans après l’intervention militaire d’août 2023 qui a mis un terme au règne de la famille Bongo et porté Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir, le Gabon célèbre la troisième édition de sa Fête de la Libération. Devenue jour férié national depuis 2024, cette date marque un tournant politique pour le pays. Lors de son allocution, le chef de l’État a réaffirmé son engagement en faveur de la continuité de l’État, du respect des libertés et de la poursuite de réformes jugées indispensables.
Le pouvoir exécutif insiste sur la nécessité d’un dialogue sincère entre les institutions et la population. Pour concrétiser cet engagement, le président a profité des commémorations pour officialiser l’attribution de plusieurs enveloppes budgétaires majeures. Les annonces ciblent en priorité le secteur de la santé publique, confronté à des précarités structurelles importantes.
Le gouvernement alloue ainsi un montant global de 55 milliards de francs CFA aux structures sanitaires. La tranche la plus importante, fixée à 44 milliards de francs CFA, s’oriente vers la modernisation et le renforcement du plateau technique médical. En parallèle, une somme de 6 milliards de francs CFA est réservée à la réouverture des services de restauration au sein des hôpitaux. Enfin, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) bénéficie d’une dotation de 5 milliards de francs CFA pour soutenir la couverture médicale des usagers.
Ces investissements financiers répondent aux attentes immédiates des citoyens en matière de services essentiels. Au-delà du symbole politique de la Fête de la Libération, la gestion rigoureuse de ces fonds et la mise en œuvre effective des travaux sur le terrain constitueront le principal indicateur de réussite pour les autorités de transition.
Juma Omondi
