Ils sont rentrés de Guinée avec des médailles autour du cou et la fierté dans les yeux. Les athlètes de la Fédération Centrafricaine de Musculation ont réalisé une performance remarquable au championnat régional de Conakry, raflant trois médailles dans la catégorie des 65 kg, prouvant une fois de plus que le talent centrafricain n’a pas besoin de conditions idéales pour briller sur la scène continentale.
Ce jeudi 23 juillet, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon, les a reçus en audience, entouré de son cabinet, dans une atmosphère à la fois festive et fraternelle. Féliciter des athlètes qui ont porté haut les couleurs de la République centrafricaine n’est pas qu’un geste protocolaire : c’est reconnaître publiquement que le sport de haut niveau se construit dans les salles d’entraînement obscures, dans les matins difficiles et dans les sacrifices que personne ne voit, et que ces hommes et femmes méritent d’être célébrés à leur juste valeur.
Mais la rencontre n’a pas tardé à dépasser le seul registre des congratulations. Avec une franchise que l’on est en droit d’apprécier, les membres de la délégation ont profité de l’audience pour exposer au ministre les difficultés structurelles qui entravent le développement de leur discipline : manque de financement, insuffisance des équipements, absence de structures d’entraînement adaptées.
Autant d’obstacles que ces athlètes surmontent chaque jour grâce à leur seule détermination, mais qui finissent par peser lourd sur les ambitions d’une fédération qui pourrait accomplir bien davantage avec des moyens à la hauteur de ses résultats.
Le ministre a écouté, pris note, et demandé que ces préoccupations soient formalisées par écrit pour permettre l’identification de solutions concrètes. Une démarche méthodique et sérieuse, qui dit que cette audience n’était pas un simple moment de communication, mais le début d’un dialogue entre l’institution et ses athlètes.
