Trois jours de travaux, vingt préfectures représentées, un nouveau bureau élu : la 5ème Assemblée générale ordinaire et élective du Conseil supérieur islamique de Centrafrique s’est clôturée ce lundi 13 juillet 2026 en présence du Président Faustin Archange Touadéra, dont la participation à cette cérémonie dit beaucoup sur la place qu’il accorde au dialogue interreligieux dans la construction nationale.
La rencontre avait mobilisé des imams venus des quatre coins du pays pour examiner le fonctionnement de l’institution et renouveler sa direction. C’est l’imam Aoudal Karim qui a été porté à la tête du Bureau Exécutif National, succédant à ses prédécesseurs avec la lourde mission de conduire le CSISCA dans ses fonctions spirituelles et sociales dans une période charnière pour la Centrafrique.
La cérémonie de clôture a débuté dans le recueillement, avec une prière conduite par l’imam de Kaga-Bandoro, avant que le président du Comité d’organisation, l’imam Mahamadou Ramady, ne prenne la parole pour exprimer la reconnaissance de la communauté islamique envers le Chef de l’État, saluant son engagement constant en faveur de la cohésion sociale et du dialogue entre les communautés.
Dans son intervention, le Chef de l’Etat a félicité le nouveau bureau avant de rappeler une vérité que la Centrafrique a appris à ses dépens dans des années de conflits : la paix ne se décrète pas, elle se cultive quotidiennement, et les imams en sont parmi les artisans les plus précieux, porteurs de valeurs de tolérance et de fraternité qui transcendent les clivages.
Dans un pays où l’histoire a parfois instrumentalisé les identités religieuses à des fins de division, voir le Président de la République partager solennellement l’estrade avec les représentants de l’islam centrafricain envoie un message clair : la République centrafricaine se construit ensemble, ou ne se construit pas.
