À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, plus de 2 000 personnes déplacées, ayant fui les violences survenues sur l’axe Birao–Am-Dafok, vivent actuellement dans des conditions humanitaires extrêmement précaires sur le site de la MINUSCA. Ce constat a été dressé le dimanche 5 juillet par les membres du Forum local des droits de l’homme de la Vakaga, à l’issue d’une visite auprès de ces populations vulnérables. Privées d’abris, de nourriture et de biens de première nécessité, ces familles lancent un appel pressant aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.
Sur le site de la MINUSCA à Birao, des centaines de familles déplacées tentent de survivre dans des conditions particulièrement difficiles. Femmes, enfants et personnes âgées passent leurs journées et leurs nuits sans véritable protection. La promiscuité, le manque d’eau potable, l’absence de sanitaires et la malnutrition menacent leur santé. Les déplacés vivent à découvert, exposés aux intempéries et aux maladies. Les besoins en nourriture, en abris et en soins médicaux sont immenses.
Ces déplacés proviennent de plusieurs localités situées sur l’axe Birao–Am-Dafok, notamment Guila, Amkourmay, Kafar Gad et Guénay. Selon les premières estimations du Forum local des droits de l’homme de la Vakaga, environ 300 ménages sont originaires de Guila, 600 d’Amkourmay, 250 de Kafar Gad et 400 de Guénay. À ces chiffres s’ajoutent plusieurs familles du centre-ville de Birao qui ont également abandonné leurs quartiers par crainte des violences. L’insécurité grandissante a contraint ces milliers de personnes à fuir leur foyer, sans savoir quand elles pourront y retourner.
Le Forum local des droits de l’homme de la Vakaga a lancé un appel pressant aux autorités nationales, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour venir en aide à ces déplacés. Les besoins sont nombreux : vivres, abris, eau potable, soins médicaux, protection des femmes et des enfants, et soutien psychologique. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain tentent de répondre à l’urgence, mais les moyens restent limités face à l’ampleur de la crise.
Le site de la MINUSCA à Birao, où ces déplacés ont trouvé refuge, n’est pas conçu pour accueillir des populations civiles en grand nombre. Les Casques bleus font face à une situation difficile, avec des moyens limités pour assurer la sécurité et l’assistance humanitaire. L’armée centrafricaine et ses alliés sont mobilisés, mais la zone reste fragile et les mouvements de population sont toujours en cours. Une solution durable pour ces déplacés implique un retour sécurisé dans leurs villages d’origine, ce qui nécessite un rétablissement de l’autorité de l’État.
