Le Gabon resserre l’étau autour des opérateurs miniers qui ne respectent pas leurs obligations. Le ministère des Mines et des Ressources géologiques a annoncé, lundi, le retour dans le domaine public de l’État de plusieurs dizaines de permis de recherche et d’exploitation. Cette décision fait suite à un audit mené du 29 juin au 16 octobre 2026, après la suspension des activités aurifères en petite mine sur l’ensemble du territoire national, le 22 juin.
Au cœur de cette opération, l’exigence de remettre de l’ordre dans un secteur stratégique pour l’économie gabonaise. Selon le ministère, les contrôles ont révélé des manquements aux obligations légales et réglementaires chez plusieurs détenteurs de titres miniers. Les autorités ont donc choisi de retirer les permis concernés, conformément au cadre juridique en vigueur.
La mesure touche un large éventail d’entreprises, aussi bien dans la recherche que dans l’exploitation de l’or. Les titres concernés couvrent plusieurs provinces. Pour justifier cette décision, l’administration s’appuie sur la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 relative à la réglementation du secteur minier en République gabonaise. Ce texte encadre les obligations juridiques, techniques, économiques, douanières et fiscales des acteurs du secteur.
Au-delà du retrait des titres, l’enjeu porte sur la capacité de l’État à faire respecter ses règles et à mieux encadrer l’exploitation de ses ressources naturelles. Un permis minier ouvre des droits, mais impose aussi des devoirs. Le message adressé aux opérateurs est donc clair : l’accès au patrimoine minier national exige le respect des obligations légales.
Le ministère avertit enfin que toute violation de sa décision expose les contrevenants à des poursuites judiciaires. Cette reprise en main marque une nouvelle étape dans le contrôle de l’activité aurifère au Gabon.
J.O
